undefined    
Une société prête à sacrifier un peu de liberté
contre un peu de sécurité
ne mérite ni l'une ni l'autre,
et finit par perdre les deux.
                                                                 
Benjamin Franklin





Vous avez aimé, vous avez détesté, vous êtes d'accord, vous n'êtes pas d'accord : N'hésitez pas, dites le et laissez un commentaire !!!

Vendredi 6 novembre 2009
On a parfois l'impression, lorsque les jours s'enchainent de façon un peu trop monotone et que nos vies ne nous laissent pas le temps de souffler, de n'être que des "machines à continuer". On avance, on répète les mêmes gestes, on fait les mêmes choses, sans comprendre ni savoir quel en est le but, quelle en est la finalité.



Des machines à continuer...
Voilà probablement ce que devaient penser de leurs existences respectives, Véronique et Jean, incarnés à l'écran par Sandrine Kimberlain et Vincent Lindon. Sans pour autant s'en plaindre. Sûrement sans en avoir réellement conscience...
Elle est institutrice de remplacement, se déplaçant au gré des besoins, sans attaches, sans famille. Lui, tout au contraire, est un entrepreneur en maçonnerie, bien ancré dans sa petite ville de province, avec une famille, des chantiers, un vieux père dont il doit s'occuper... Deux êtres que tout oppose, l'intellectuelle et le manuel, la nomade et le sédentaire, l'indépendance et les racines, la solitude et la famille.
Le hasard va les faire se rencontrer et de cette rencontre, va peu à peu naitre une étrange relation, pleine de retenue et de pudeur, de tendresse et de délicatesse. Une relation qui va tout à coup bloquer ces machines à continuer, comme le grain de sable dans la mécanique trop bien huilée.



Pas grand chose de nouveau dans le thème choisi par Stéphane Brizé, tiré d'un roman d'Eric Holder paru en 1996.
Par contre, les personnages étant l'un et l'autre des "taiseux", tout l'art du cinéaste aura été de faire passer les émotions et l'évolution des sentiments presqu'exclusivement par l'image. C'est plutôt réussi même si par moments, le temps semble s'étirer en longueur... Vincent Lindon est dans un rôle taillé sur mesure, lui le timide aux gros bras et au coeur sensible, mais même s'il excelle en la matière, on aurait aussi envie de le voir camper des personnages plus volontaires et plus extravertis...
Et  c'est peut-être là tout le paradoxe de ce film : Tout fonctionne à merveille, avec certainement  le casting le mieux adapté au récit. Mais justement, tout est tellement formaté, étiqueté et convenu, qu'en définitive, on a l'impression d'avoir déjà vu le film, de savoir à l'avance comment il va s'achever, et on s'ennuie un peu.

C'est dommage et c'est sûrement là un des phénomènes du cinéma d'aujourd'hui : Les acteurs sont cantonnés dans un type de rôle et il leur est devenu très difficile voire impossible d'en sortir.
Tant et si bien qu'on a l'impression de revoir sans cesse les mêmes films. Et c'est bien dommage.


Mademoiselle Chambon
Un film de Stéphane Brizé
En ce moment sur les écrans et à l'Utopia.




Par Pollux - Publié dans : J'ai aimé ou détesté - Communauté : Vos articles nous intéresse !
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Merci de votre visite !!!

Catégories

  • Flux RSS des articles

doudou-pollux-38-zoom-droit-copie-3.jpg 

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés