Partager l'article ! Les bonnes recettes de tante Merkel...: Pas de bol pour les gourmands, il ne s'agit pas de vous donner ici la recette de la forêt noire ou des b ...
Pas de bol pour les gourmands, il ne s'agit pas de vous donner ici la recette de la forêt noire ou des bratkartoffeln, mais plutôt de parler de la sauce à laquelle le couple de l'année, Sarkozy-Merkel, comptent nous manger dans les prochaines semaines...
Nico 1er, depuis quelques mois, n'a de cesse de proclamer son admiration sans faille pour le modèle allemand, paré pour l'occasion de toutes les vertus, tout en stigmatisant au possible le modèle social français, source de tous les maux... Il faut dire que Tante Merkel lui a bien renvoyé l'ascenseur en votant par avance pour lui aux prochaines présidentielles ! Cela dit, on se demande comment il se fait, après 17 années de pouvoir de droite dans notre pays, que subsiste encore ce modèle français si honni, alors que l'UMP aurait pu, depuis bien longtemps, copier intégralement la société existant chez nos voisins d'outre Rhin...
Par exemple, on nous rebat les oreilles avec notre électricité qui serait moins chère qu'en Allemagne, et notre pseudo indépendance énergétique grâce à nos superbes usines nucléaires dont on crèvera certainement un jour prochain... Sauf qu'en ces temps de relative froidure, nous sommes les premiers importateurs d'électricité d'Europe ( indépendance, où es tu ? ), électricité qui provient essentiellement d'Allemagne ( tiens, tiens... ).
Et oui, l'Allemagne, bien plus peuplée et industrialisée que nous, consomme beaucoup moins d'énergie ( 30% environ ) et s'est félicitée il y a quelques jours d'être capable d'exporter son électricité en période hivernale !!! En France, avec notre insensée politique du tout nucléaire, on en est loin...
Sans compter que notre coût de production du kilowatt devient, dans ces conditions, nettement supérieur ( jusqu'à 34cts/kW/h !!! ) à celui de nos cousins germains, qui parviennent à cette performance par à leur moindre consommation, on l'a vu, associée à une importante capacité en énergie solaire et éolienne, tout en ayant stoppé 8 de leur 17 réacteurs nucléaires. Propagande pro-nucléaire quand tu nous tiens...
L'électricité ne se stockant pas, son tarif est fonction de l'offre et de la demande en temps réel, variant d'heure en heure, et la France étant ces jours-ci très demandeuse, elle paye le prix fort sur le marché ( Spot et Powernext par exemple )... Merci Promotelec et consorts qui ont encouragé les ménages à se chauffer avec des radiateurs électriques, peu efficaces et grands consommateurs d'énergie...
Cela dit, en matière d'imitation, c'est décidé, la France va passer à la vitesse supérieure et copier l'Allemagne.
Malheureusement, ce n'est pas pour sortir du nucléaire mais pour développer le chômage partiel. Car il semble évident, aux yeux de l'UMP ( Union pour la Mainmise du Patronat ? ) comme aux yeux des observateurs du microcosme médiatique, tenants de la pensée unique, que cette idée est LA solution à notre problème de "compétitivité"... Tiens, à propos, je croyais qu'il n'existait pas de compétition entre les différents Etats de l'union européenne... Mais revenons à nos moutons, et à ce fameux chômage partiel...
Dans une société comme la nôtre, à vocation libérale, il y a deux catégories de travailleurs : Les employeurs et les salariés.
Les premiers, prennent un risque, celui d'entreprendre, librement, d'investir, et en corollaire à ce risque, ils acceptent de s'exposer aux aléas d'un marché par définition fluctuant. Ils renoncent donc par là à un revenu stable et garanti. A contrario, si les affaires marchent, leurs revenus peuvent devenir très importants.
A l'opposé, il y a les salariés, qui, en échange d'un salaire stable, garanti et régulier, mais moins important, renoncent à la prise de risque, à leur liberté, et acceptent de se soumettre à l'autorité de leur employeur. Cette relation employeur/salarié est régie par le contrat de travail.
Depuis quelques années, ou plutôt quelques décennies, les employeurs ont réussi à introduire une notion de durée dans les contrats de travail, pour palier aux aléas du marché. Ce sont les contrats à durée déterminée. Ils font donc reposer sur les salariés un risque supplémentaire, qu'ils étaient seuls à supporter jusqu'alors, sauf s'ils licenciaient une partie de leurs employés. Puis pour coller mieux encore aux besoins de l'entreprise, on a multiplié les CDD à temps partiel, permettant ainsi d'affiner encore la gestion salariale. Et ce, encore une fois au détriment des salariés. Mais si le temps était variable, le salaire au moins, conservait sa stabilité.
Mais tout cela, c'est terminé ! Visiblement, ces évolutions, ou plutôt ces régressions, ce n'était pas encore suffisant aux yeux des libéraux qui dirigent l'Europe. Alors ils ont inventé le chômage partiel. Et ca, ça le botte grave au petit Sarko ! Et en plus, les allemands le pratiquent depuis des années et ça leur réussi !!!
Maintenant, à la précarité dans la durée et dans le temps de travail, on va pouvoir ajouter la précarité dans le salaire. Ainsi, avec le chômage partiel, l'employeur partage de façon
encore plus étroite avec ses employés, le risque lié aux aléas du marché. Et la contrepartie au renoncement à leur liberté et à leur soumission à l'autorité de leur employeur, à savoir un salaire
stable et garanti, disparait.
Imaginez un peu un salarié gagnant le smic ( soit 1096 euros pour un temps plein ), qu'on va embaucher en CDD à temps partiel, et à qui on va demander de chômer partiellement... Que va t-il lui rester pour vivre ? Le chômage partiel ressemble plus à un partage du chômage qu'à un partage du travail...
On le voit bien, les progrès annoncés dans l'économie libérale, prônés par Sarkozy le Sauveur et Tati Merkel, ne sont qu'un nouveau moyen d'asservir un peu plus les travailleurs et de les mettre au service d'une économie tout puissante et impitoyable, qui a oublié sa vocation d'améliorer la vie dans nos sociétés, et qui au contraire, qui n'a plus d'autre but que de remplir les poches des puissants...
Une critique du libéralisme économique ne suffit pas POLUX, pourquoi ne pas parler de son opposé(l'économie planifiée) ou les choix d'investissement,de production et de fixation des prix sont faits par l'état dans l'intérêt général.
Ta démonstration de l'économie de marché montre bien que tout transige en fonction de l'offre et de la demande y compris les capitaux(sauf que ces trois facteurs sont manipuler par les capitalistes et les inérêts particuliers)bien loins des besoins vitaux des populations.
POILAGRATE......
L'économie libérale montre aujourd'hui ses limites et ses failles, tout comme l'économie planifiée nous les montré il y a quelques décennies... L'une comme l'autre sont à terme inadaptées car si ce sont deux idées séduisantes dans leur aspect théorique, leur application réelle se heurte à la nature humaine et à ses multiples travers... Aujourd'hui, les travailleurs de l'une sont des esclaves, exactement comme l'étaient les travailleurs de l'autre.... Pour autant, l'avènement d'une voie médianne, dans laquelle les gouvernements démocratiquement désignés retrouveraient leur autorité et leur influence devient urgente...