contre un peu de sécurité
ne mérite ni l'une ni l'autre,
et finit par perdre les deux.
Benjamin Franklin
Les photos de Chris Jordan sont dans tous les journaux, passent sur toutes les télés...
Et elles suscitent beaucoup d'émotion.
Il faut dire que ces oiseaux éventrés, livrant à la vue de tous le contenu de leur estomac ont de quoi choquer et interpeller... Ils nous renvoient en pleine figure les excès de notre
société de consommation.
Et il n'y a pas vraiment de quoi être fiers...
Les défenseurs de la nature et des animaux vont pouvoir allègrement fustiger la croissance effrénée du monde occidental. A juste titre.
D'autres photos par contre, ne semblent plus éveiller la moindre émotion. Il faut dire qu'elles ne sont pas nouvelles... Elles traversent depuis trop longtemps les journaux télévisés, dans une
indifférence générale et totale. Elles semblent être le reflet, depuis de nombreuses années, d'un mal inéluctable, comme faisant partie intégrante du monde dans lequel nous vivons, et dont nous
avons renoncé définitivement à nous débarrasser.
On dit souvent que ceux qui n'aiment pas les bêtes n'aiment pas les gens...
Je me demande parfois si ce n'est pas le contraire...
A moins qu'il ne s'agisse seulement d'indifférence...
Quelque chose à déclarer ?