Après le petit rappel étymologique, je poursuis mon propos.
Au départ, j’avais envie de vous parler d’une chanson ( et oui, encore !!! ) Et puis en y réfléchissant, je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas me poser la question de la similitude
entre mercy et merci. C’est chose faite.
Et la chanson, me direz vous…!!! J’y viens...
Il s’agit de Mercy Street, de… Peter Gabriel… Oui, je sais… Pas de commentaires… !!!
Ecrite en hommage à Anne Sexton, poétesse américaine, elle fut reprise par plusieurs interprètes, fit l’objet de plusieurs versions toutes plus belles les unes que les autres…
Qui était Anne Sexton ?
A vrai dire, avant cette chanson, je n’en avais jamais entendu parler…
Il faut dire que la poésie et moi ne sommes pas de grands amis…
Je préfère la prose, comme Monsieur Jourdain…
Anne Sexton, de son vrai nom, Anne Gray Harvey, est née en 1928 à Newton, dans le Massachusetts. Rebelle, sauvage et se sentant rejetée, elle commença à écrire très jeune, publiant ses premiers
poèmes dans le recueil annuel de son école. Elle se maria en 1948, avec Alfred Muller Sexton . Elle eut une première fille en 1953. Mais peu de temps après cette naissance, elle sombra dans une
première dépression. Elle fût alors hospitalisée.
En 1955, seconde naissance, seconde dépression et nouvelle hospitalisation… Cette même année, le jour de ses 27 ans, elle tente de se suicider.
Elle débuta alors une thérapie et on l’encouragea à écrire pour exprimer ses sentiments.
Peu à peu, elle est reconnue pour son talent. Elle participera à des ateliers d’écriture, et elle rencontre alors Maxine Kumin. Elles écriront ensemble quatre livres pour enfants.
Poétesse reconnue, elle abordera souvent des sujets très controversés, très féminins, comme l’avortement, les règles, la masturbation, l’adultère, mais aussi la folie, la dépression, le suicide…
Sa vie personnelle fut, elle aussi, très controversée, ayant été probablement victime et auteur d’abus sexuels.
Toute sa vie, elle luttera contre la dépression et une profonde instabilité mentale.
Toujours plus seule, sa dépression et ses tentatives de suicides l’éloigneront peu à peu ses amis et sa famille. Elle se sépare de son mari en 1973. Malgré une carrière florissante et de nombreux
prix, elle sombre encore plus dans la dépression, l’alcoolisme, la dépendance aux médicaments et peu à peu sa santé va se détériorer. Le 4 octobre 1974, elle mettra fin à ses jours.
La version de Mercy Steeet que vous entendez est interprétée par une chorale d'étudiants américains.
Pas d'instrument... Juste des voix... Comme dirait l'autre, plus beau, tu meurs !!!
Musique : Mercy Street - BOCA - Best Of College a Cappella
comme dirait ma fille : " ça déchire grave !!! "oui, t'assure quoi !!! . . . tu gères !!! comment vont tes chevilles monsieur Pollux ? non, pas trop gonflé, ça va !!!
JE PRECISE, chère Zébulon, que les articles ont été écrits hier soir... Seule leur publication, et quelques retouches, ont eu lieu aujourd'hui !!! :-))))))))))) Au fait, rappelle moi, nous ne sommes pas en période de vacances scolaires...!!! Qu'est que tu fais là ??? MDR !!!Pour le détour, c'est inhabituel, mais cela faisait longtemps que tenter l'expérience me démangeait....!!! Merci pour ton appréciation !
MAIS TU BOSSES DES FOIS TOI ????Sinon, Monsieur Jourdain ne préférait pas la prose, détrompe-toi ! Il en faisait sans le savoir, c'est différent ;-))Ton niveau de conscience est bien supérieur, Dieu soit loué! La jolie dame de ton article a eu une vie totalement déprimante : n'as-tu rien de plus gai à nous raconter ??? C'est Mardi-Gras aujourd'hui, tudieu!Sinon, j'ai compris le pourquoi de l'inhabituel détour par les chemins de la linguistique où tu nous promenas dans l'article précédent... En tant que prof-doc, je salue et encourage la performance !
Quelque fois, quand la souffrance est trop grande et quelle rempli le coeur de tristesse, d'incompréhension, et qu'aucun traitement ne fonctionne, c'est peut être la meilleur solution . . .La dépression . . . c'est une maladie grave, qui ronge l'interieur, qui détruit toute réflexion saine et équilibré, on devient spectateur de sa propre vie sans que l'on puisse changer les scénes, à moins d'avoir une forte envie de redevenir acteur . . . (une petite fille dans un corps de femme...)
Non, non, non !!! Je ne peux pas vous laisser dire ça... Le suicide est TOUJOURS dramatique, et pour celui qui emploie cette ultime solution, bien évidemment, et pour ceux qui restent, et qui toujours se le reprocheront. C'est vrai que parfois on peut avoir le sentiment d'avoir perdu "sa raison de vivre"... Mais la vie réserve toujours, un jour ou un autre, une bonne surprise... Toujours...