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De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....

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Oui ou non ?


En réponse à un commentaire d'un de mes fidèles lecteurs, j'apporte quelques précisions.

Fallait-il voter la loi sur la réforme des institutions ?

En bon normand, je dirais, oui et non.

Oui, parce qu'effectivement si un texte est bon, il faut le voter, quelle que soit sa couleur politique. Cela a toujours été mon credo.
Mais en l'occurence, je réponds non pour plusieurs raisons :

La première, c'est que ce vote représentait une opportunité unique de dire non à Sarko, qui impose ses vues dans tous les domaines et à tous les niveaux, ce qui devient insupportable.

La seconde est qu'une réforme de la Constitution, fondement de notre société, devrait être votée par le peuple par voie référendaire. Parce que sinon, on est juge et partie, dans la mesure où ces messieurs votent un texte qu'ils vont devoir s'appliquer à eux mêmes. On comprend certains...blocages. Et sur ce point précis, il convient de renvoyer dos à dos l'UMP et le PS...

La troisième, est que le Sénat est sensé représenter les collectivités locales par son mode  électoral (grands électeurs). Hors, le Sénat est figé à droite alors que les collectivités locales sont massivement à gauche. C'est donc la preuve d'un dysfonctionnement auquel il aurait fallu remédier. Cela n'a pas été fait. Les sénateurs ont refusé toute évolution, ce qui nous ramène à l'argument ci-dessus.

La quatrième, c'est qu'il semble assez clair que si le pouvoir de l'Assemblée Nationale est renforcé, celui du Président ne l'est pas moins, avec notamment la possibilité de s'exprimer devant les députés.

Ensuite, et j'arrêterai là, le pseudo référendum d'initiative minoritaire (abusivement baptisé "d'initiative populaire" au départ) de la manière dont il est conçu, ne verra probablement jamais le jour et n'est donc que de la poudre aux yeux, très efficace cependant d'un point de vue de la communication... En effet, il faudra entre autres, une volonté de 10 % des inscrits sur les listes électorales pour que la procédure puisse avoir lieu, soit 5 millions d'électeurs, à comparer aux 500.000 en Italie par exemple. Et même si on arrivait à rassembler ces 10%, le referendum n'aura lieu que si l'Assemblée Nationale et le Sénat n'examinent pas la proposition dans un délai d'un an. Et examiner ne signifie pas adopter. Nos élus n'aiment pas le référendum, et le prouvent à nouveau. Ils préfèrent nettement les sondages...

Enfin, une telle réforme, de notre Constitution, adoptée à 1 voix près, malgré une majorité écrasante de la droite sur le papier, témoigne quand même d'un sérieux problème.

Musique :  Les Tricheurs - Bernard Lavilliers

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