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De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....

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The Visitor... Ou comment rendre cool un prof d'économie...

Il est américain. Il a 55 ans. Il est veuf. Il est triste. Il est chiant. Ce n'est pas le genre de type avec qui on a envie d'engager la conversation, son vocabulaire étant essentiellement composé de monosyllabes...

Walter est professeur d'université (décidément, les profs sont partout en ce moment...!!!).
Il tente désespérement d'apprendre le piano. Probablement en souvenir de sa femme disparue et qui était une grande pianiste. Mais le piano, ce n'est visiblement pas son truc. A vrai dire, Walter est complètement désabusé et tout semble l'ennuyer. Et puis, contraint et forcé, il doit quitter son Connecticut pour participer à une conférence à New York. Là, en arrivant à son pied à terre, il constate que celui-ci est squatté par Tarek et Zined... Le jeune couple de squatters quitte l'appartement, mais Walter ne les laissera pas à la rue. Il va se retrouver littéralement invité chez lui, et Tarek va lui apprendre le djembé...
Walter va se trouver confronté à des personnes qui sont à mille lieues de son univers habituel. Cela sera pour lui, le début d'une méthamorphose, la sortie d'une quasi léthargie, et une remise en question de ce qu'il est devenu...

Parce que Tarek et Zined sont clandestins, loin de leur tourner le dos lorsqu'ils vont rencontrer des difficultés avec la justice américaine, Walter se démenera pour leur venir en aide...


Le sujet du film peut sembler, à la première lecture, plutôt convenu et on s'attend à une foule de clichés , tous plus remplis de bons sentiments les uns que les autres... Il n'en est rien. Toute l'histoire est brossée en petites touches, c'est plein de nuances, de douceur, de suggestions... Pas de gros mélo ou de pathos lourdingue... C'est fin, subtil et les sentiments des uns et des autres transparaissent sans qu'il soit besoin de les dire ou de les afficher. En un mot comme en cent, c'est vraiment très bien filmé.


Les quatre acteurs sont formidables, et Richard Jenkins incarne à merveille ce veuf, complètement coincé, mais dont on devine qu'il étouffe dans sa peau. J'ai retrouvé avec énormément de bonheur Hiam Abbass, que j'avais découverte dans Les Citronniers, et qui est bouleversante de dignité et de pudeur. Tous deux sont formidablement émouvants, comme le sont le couple formé par Haaz Sleiman ( Tarek ) et Danai Gurira ( Zined ).

The Visitor mérite à coup sûr... votre visite car il s'agit vraiment d'une belle histoire.



The Visitor
Un film de Thomas Mac Carthy
en ce moment à l'Utopia




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