Stefek a 10 ans. Il vit avec sa maman, épicière, et sa soeur, Elka, âgée de 17 ans. C'est l'été, il fait beau. La vie s'écoule doucement, dans ce petit bourg polonais, dont la vie semble
rythmée par le passage des trains sur le pont métallique qui enjambe la rue principale.
Stefek est persuadé qu'il peut influencer le cours des choses, peser sur son destin et sur celui des autres.
Il passe son temps à observer les gens, dans la rue, dans la gare, à regarder les trains passer ou les pigeons voyageurs qui n'obéissent qu'à leur maitre... Il y a aussi sa soeur qui a un
petit ami...
Un jour, il croit voir son père à la gare, son père qu'il n'a jamais connu mais dont il conserve précieusement une vieille photo. Et dès lors, il n'aura de cesse de forcer la main à la vie pour
que celui-ci s'aperçoive de son existence...
Ce film pourrait être le pendant cinématographique du livre dont je vous parlais il y a quelques jours et dont l'un des
thèmes était l'influence de nos faits et gestes sur la vie des autres. Sauf que là, Stefek, par des petits gestes insignifiants, dont il n'a pas forcement conscience lui-même, va peser sur le
cours de la vie de celui qu'il croit être son père, afin de le ramener à la maison. Et de hasard en incidents et d'incidents en coincidences, il va forcer la chance à lui sourire...
Très vite, on est sous le charme de Stefek et d'Elka, ces deux enfants qui semblent livrés à eux même au coeur de cet été ensoleillé. Espièglerie pour l'un, sérieux et responsabilité pour
l'autre, ils semblent unis par un amour indéfectible. Elle est sa soeur et sa mère, tout à la fois. Il est son frère et son fils. Tout à la fois.
Et puis les images sont belles, vraiment belles et le bleu des yeux de ces deux là rivalise de beauté avec celui du ciel...
C'est un conte moderne. C'est l'été. C'est en Pologne. C'est Un Conte d'été Polonais.
Et c'est à l'Utopia !!!
Pour l'anecdote, vous écouterez la musique et vous serez surpris de la similitude, malgré le rythme bien plus lent, avec la célèbre musique du train Nescafé...
Pas besoin d'en dire plus. Ce film confirme, s'il en était besoin, le flair de l'Utopia pour dénicher les films qui méritent le détour, et la chance que nous avons d'avoir un tel cinéma près de
chez nous...