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De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....

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Internet : Vers la purification numérique ?

Il y a quelques temps, je vous parlais de l'appel d'offre lancé par le ministère de l'Education Nationale en vue de surveiller ce qui se disait sur Internet. Et je m'en inquiétais.
Malheureusement, ce n'est pas terminé et il semble que 2009 nous réserve pas mal d'autres surprises dans le même registre.
Après la Chine, grand pays démocratique devant l'Eternel, et la Thaïlande qui vient de bloquer l'accès à 2300 sites Internet, voici le tour de l'Australie qui cherche à censurer le contenu du Web. De son côté, le Royaume Uni y réflechit très sérieusement, tandis que la Finlande a mis en place un filtrage qui requiert l'adhésion du fournisseur d'accès. Pour l'instant...
 


L'Australie s'apprête donc à débourser l'équivalent de 62 millions d'euros pour mettre un place un système sensé protéger les enfants et interdire l'accès à 1300 sites situés à l'extérieur du pays et contraires à la législation australienne. Une liste noire, tenue secrète (!!!) sera établie, bloquant les adresses pour des raisons telles que la pornographie, l'incitation au terrorisme, l'apologie des drogues ou encore la violence excessive. Il est prévu également un système de filtrage des réseaux d'échange de fichiers peer to peer tels que Emule ou BitTorrent. 

En France, la prochaine nomination de Frédéric Lefebvre en tant que Secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique risque de nous apporter son lot de régressions en tous genres. Le 15 décembre dernier, il disait à l'Assemblée Nationale :

"L’absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes ! Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à l’absorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il d’adolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ?
Il est temps, mes chers collègues, que se réunisse un G20 du Net qui décide de réguler ce mode de communication moderne envahi par toutes les mafias du monde."

Belle façon d'attiser la peur !!!
il est évident que certains sites sont à proscrire. Mais à chaque état de légiférer sainement et d'agir afin d'éliminer ceux qui se trouvent sur son territoire. Mais il semble qu'il en soit d'Internet comme de la prostitution ou de la drogue : Il est plus simple de s'attaquer aux clients ou aux petits dealers, d'afficher une volonté de façade, que d'aller débusquer les chefs des réseaux internationaux...


Notre brave Lefebvre projette donc d'instaurer une taxe sur la création amatrice au profit de la création professionnelle, un contrôle de la morale publique sur les médias numériques, et un label de bonnes moeurs qui sera reconnu par les futurs dispositifs de filtrage. L'étape suivante consistera à bloquer l'accès aux sites qui n'ont pas reçu le label du CSA. Lequel label pourra ensuite être étendu aux sites de presse qui ne sont pas animés par une équipe de journalistes professionnels, comme l'avait souhaité il y a quelques mois, le très "progressiste" Renaud Donnedieu de Vabres...
En résumé, 1 : On taxe, 2 : On instaure un code de bonne moralité, et 3 : On élimine les blogs et autres sites dissidents.

Et la boucle sera bouclée. Le gouvernement aura muselé Internet.

Enfin, pas tout à fait. Il restera à apporter la dernière pierre à ce bel édifice liberticide : Des réseaux sociaux animés par l'UMP, qui feront, je cite, "... de l'UMP un parti de masse, capable de dépasser les seuls militants pour s'ouvrir à des publics non encartés mais intéressés par la chose publique. Et susceptible, en période électorale, de transformer un membre de la communauté en relais d'opinion."

Internet fait peur à notre gouvernement. Il sent bien que son emprise notoire sur les média traditionnels, télévision et presse écrite, presque tous à sa botte ou à la botte des grands groupes financiers, n'est plus suffisante. L'opinion se fait ailleurs, l'opinion est ailleurs. Et en particulier sur Internet.
Alors il est urgent de museler...
Jamais, en France, un gouvernement n'aura autant oeuvré pour tuer toute possibilité de libre expression, de démocratie, de liberté d'opinion. Jamais, même durant les sombres années de la droite réactionnaire, sous Pompidou ou Giscard, de telles lois liberticides n'ont vu le jour. Jamais, le pouvoir en place n'aura autant manipulé les lois et réglements afin de s'assurer une main mise sur l'ensemble des médias, sur la justice, sur le monde du travail...

Le pire, c'est que sous couvert de protéger nos enfants, ce que tout le monde souhaite, bien évidemment, on va tout verrouiller. Et perdre toute liberté d'expression. Nos chers ministres vont agiter devant les caméras le spectre de la pornographie et de la pédophilie, de la drogue et du terrorisme, et comme personne n'envisage de ne pas lutter contre ces fléaux, ces lois liberticides vont être votées avec une opinion favorable parce que désinformée. Et perdre ainsi, au nom de la sécurité, notre liberté la plus élémentaire.

Réprimer plutôt que prévenir, censurer plutôt qu'éduquer... 
Notre gouvernement, toujours à la pointe en matière de régression, toujours prêt à sévir plutôt qu'à réfléchir, choisit systématiquement de s'aligner sur le pire et de niveller par le bas...

Notre pays s'enfonce doucement mais sûrement sur un chemin qu'aurait volontiers emprunté un triste sire qui, il y a quelques années avait réussi à faire l'unanimité contre lui...
Vous vous souvenez, son adversaire de l'époque avait été élu avec 82,21 % des suffrages... 







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D
Même dans les pays totalitaires il y a des gens qui relèvent la tête et qui se battent, parfois au péril de leur vie, pour défendre la liberté. Alors, nous qui pouvons encore le faire sans risque, nous leur devons de continuer à lutter.
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N
C'est la méthode employée par tous les gouvernements totalitaires qui ne sont pas arrivés au pouvoir par un coup d'état. Mais c'est un dénouement prévisible, j'avais trouvé Sarkozy très clair durant sa campagne électorale, c'est pour cela que j'avais voté ailleurs...
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