De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....
Depuis quelques jours, on voit en boucle sur toutes les télévisions, le DRH de Continental, tentant de faire avaler une pilule très amère aux salariés de l'usine de Clairoix dans l'Oise
... En réponse à son discours, il reçoit des oeufs sur la figure.....
Et nos journalistes-commentateurs, toujours en quête de sensationnel et histoire de faire trembler dans les chaumières, de s'inquiéter sur cette "montée de violence", et de craindre une
généralisation de ce "jusqu'au boutisme"....
Ce qui permet au passage, pour ces journalistes aux ordres, de se faire bien voir par la bande à Sarko, et de faire passer les salariés et les syndicats pour des gens irresponsables et
incitant à la violence gratuite...

Mais qu'est ce qui est le plus violent ?
Se faire foutre à la porte, comme des malpropres, après avoir accepté de travailler 40 heures au lieu de 35, sans être augmentés, soi-disant pour sauvegarder l'emploi ?
Ou se prendre deux ou trois oeufs sur son crâne dégarni ?
Se faire virer et voir mettre son avenir entre parenthèses ?
Ou bien se faire insulter quand on tente de noyer le poisson et voir ses interlocuteurs refuser la moindre explication pour l'inexplicable ?
Car chez Continental, la devise semblerait plutôt être : "travailler plus pour se faire virer plus vite"...
Les journalistes ont la mémoire bien courte...
Dans les conflits de ce genre, quand les gens luttent pour leurs emplois, les oeufs, les tomates et autres projectiles divers et variés ont toujours volé en direction des directeurs tenant de
faire avaler des couleuvres. Toujours.
Cette pseudo violence n'est pas nouvelle. Mais elle va sûrement se généraliser.
Et si j'ai toujours condamné la violence sous toutes ses formes, j'avoue que dans ces cas profondément injustes et immoraux, je ne peux que la comprendre et l'excuser.
