De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....
Football, église et violence. Ces trois mots pourraient à eux seuls résumer le Brésil d'aujourd'hui.
On pourrait y ajouter la pauvreté, comme trait d'union entre ces trois aspects de la société brésilienne...
Dans la famille brésilienne, je vous présente la mère, Cleuza. Mère de quatre garçons et enceinte d'un cinquième enfant. Elle bosse dur pour élever ses fils, et sa passion, c'est le
football, et en particulier l'équipe des Corinthians...

Dans la famille, brésilienne, voici les quatre fils...
Quatres jeunes, dont l'ainé, Denis, coursier, jeune papa, passe son temps à courir après un peu d'argent pour parvenir à survivre et à nourrir sa fiancée et son fils... Il est honnête et
droit mais l'envie de s'en sortir le tiraille si fort qu'il hésite à franchir la ligne jaune...
A l'autre bout, il y a Reginaldo, le petit dernier, qui doit avoir à peu près 12 ans, et qui rêve de devenir chauffeur de bus, mais surtout, qui souffre de sa couleur de peau, plus
foncée que celle de ses frères, et qui voudrait bien retrouver son père...
Au milieu, on trouve Dario, qui ambitionne de devenir footballeur, malgré ses 18 ans, et le fait qu'il soit déjà trop tard pour lui...
Et enfin, il y a Dinho. Lui est pompiste pour gagner sa vie, mais il est surtout très croyant et participe activement à la vie de la communauté évangélique du coin...


Le coin, c'est la banlieue de Sao Paulo, mégapole brésilienne, rongée par la misère, la violence, le chômage.
Le moindre emploi vacant est pris d'assaut par des centaines de postulants...
Dans la famille brésilienne, je ne peux pas vous présenter le père. Ou plutôt, les pères. Ils sont absents, passés, partis...
Cinq vies juxataposées, qui se croisent le matin ou le soir, et qui semblent ne rien avoir en commun, si ce n'est la misère ambiante. Cinq vies qui cherchent à sortir de cette précarité qui mine
tout, de cette violence à chaque coin de rue, avec autant de voies différentes, mais toujours aussi peu de réussite.
Le rouleau compresseur de la vie avance. Et au sein d'une société sans pitié, qui écrase les plus faibles, cette famille lutte pour ne pas partir à la dérive, avec chaque jour un
peu moins d'espoir de voir le bout du tunnel.
A noter, que Sandra Corveloni, qui interprète Cleuza, a remporté le prix d'interprétation à Cannes en 2008.
Une Famille Brésilienne
(Linha de Passe )
Un film de Walter Salles
En ce moment à l'Utopia.
