De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....
Hier soir, France 2 nous a permis, par la diffusion d'une téléfilm sur Pierre Bérégovoy, Un homme d'honneur, de revenir sur cet homme
politique dont la fin tragique aura marqué le second septennat de François Mitterand.
En France, et nul part ailleurs, nous avons le culte du diplôme. Point de salut sans diplôme, et si par hasard vous parvenez à gravir l'échelle sociale sans ce sézame, une fois passée la
curiosité sur votre parcours atypique, il y aura toujours quelqu'un pour vous rappelez que vous ne faites pas partie du sérail.
Et plus vous venez vous rapprocher de ces pseudos "élites de la nation", plus la condescendance sera violente...
Cette discrimination, Pierre Bérégovoy l'a subie tout au long de sa vie. Et à chacuns de ses pas, on lui aura fait remarqué qu'il venait de tout en bas. Il était pourtant arrivé au
sommet...
Ajoutez à cela une honnêteté chevillée au corps et un comportement odieux de la part de ses amis politiques, et il sera aisé de comprendre ce qui l'a amené à commettre son geste
irréparable...
Daniel Russo, un acteur trop souvent cantonné dans les seconds rôles, nous livre une interprétation formidable de celui qui n'a pas été "livré aux chiens", contrairement à ce qu'a affirmé
Mitterand, mais qui a été abandonné par ceux qu'ils considérait comme ses amis, mais qui n'étaient peut-être que des chiens...
