De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....
Certains vont dire que je commence à être lourd avec cette loi Hadopi, mais tant pis, je continue....!!!
D'autres penseront que je suis un pirate qui regrette de ne plus pouvoir télécharger. A ceux là, je répondrai que si, effectivement j'ai téléchargé, je ne le fais plus que rarement et qu'il ne
s'agissait bien souvent, que de films passés à la télévision que j'aurais pu enregistrer si j'avais le matériel pour le faire...
Non, si j'insiste sur l'Hadopi, c'est que je reste persuadé que le public ne mesure pas toute l'étendue de cette loi et son retentissement sur notre vie privée.
Mais avant de revenir sur un ou deux "points de détail", je voulais souligner le fait qu'elle vient d'être approuvée par le Sénat, par 189 voix contre 14...
Sur ce dernier point, je rappelle que le Sénat, c'est 24 communistes, 115 socialistes, 17 membres du Rassemblement social et Démocratique européen, 29 centristes, 151 UMP et 7
sénateurs non inscrits.
Soit 343 sénateurs.
Alors, si on comprend aisément d'où viennent les 189 voix, je me demandais juste pourquoi seulement 14 voix contre... Et où étaient donc les 140 autres élus de la république, en
majorité de gauche...?
Parce que les socialistes, toujours courageux et allant toujours au bout de leurs affirmations, se sont...abstenus !!! Bravo !!! On critique, on amende, et on s'abstient. Belle logique
politique... On comprend mieux la décrépitude de ce parti obsolète, décadent, et désormais inutile.
Seule dans un Sénat aussi dépeuplé que lors de la première lecture, Samia Ghali a eu l'audace de s'opposer à la position de son groupe pour dénoncer un "projet
inefficace, dépassé, trop complexe, archaïque, liberticide et ringard", et de voter, seule, contre la loi. Elle avait pourtant cherché jusqu'à la dernière minute des soutiens
dans les couloirs du Sénat parmi les socialistes, mais devant le grand courage de ses collègues, la sénatrice a dû prendre seule la parole contre l'Hadopi. Il était important de le remarquer.
Parce que pour plastronner devant les caméras ou sur les plateaux de télévision, ces messieurs sont toujours là. Mais pour faire leur job, c'est à dire être présents et voter, ils ont toujours
mieux à faire...
