De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....
Bien sûr, le pardon existe.
Et ceux qui l'on expérimenté témoigneront qu'il est bien plus facile, avec certes des efforts et du temps, de vivre en ayant pardonné qu'en entretenant une rancoeur et une haine
perpétuelle.
Pour autant, si la victime peut pardonner, et ce droit est inaliénable, la société doit-elle et peut-elle pardonner ?
C'est possible. Le pardon s'appelle alors un acquittement. Mais dans tous les cas la justice doit passer.
En tous cas, que penser de ce défilé permanent, et dans tous les médias, des membres du comité de soutien à Roman Polanski ?
Ce soir, en regardant Danièle Thompson, Christophe Barratier et Tonie Marshall, plaider la cause de Polanski, au Grand Journal de Canal Plus, j'ai failli m'étouffer !!! Ils n'ont pas
hésité à présenter le cinéaste en victime et ont déclaré ne pas avoir d'avis sur les actes qu'il a commis, certes il y a plus de trente ans, mais avérés et avoués...
Ainsi ces grandes dames n'ont pas d'opinion sur le viol ? Ni sur l'abus sexuel sur une mineure. Prenons en note.
Ils ont évoqué "le traquenard" dans lequel il était tombé en Suisse...
Mais en 1977, Samantha Geimer n'est-elle pas elle aussi tombée dans un traquenard ?
Alcool et drogue pour pouvoir ensuite abuser d'elle plus facilement, comment doit-on appeler cela ?
A une époque où les jeunes n'ont bien souvent que peu de considération pour les femmes, avec un retour en force des antiennes machistes, à une époque où les femmes se battent pour avoir des
droits équivalents à ceux des hommes, à une époque où dans certains pays, mais aussi dans certains quartiers de nos villes, ici en France, les femmes doivent lutter sans relâche pour pouvoir
vivre normalement, sans subir le joug familial, culturel, ou religieux, voir la communauté des nantis, la communauté de la pseudo culture, la communauté des artistes soumis à l'impôt sur la
fortune, prendre fait et cause pour un violeur est inquiétant, dangereux, et me révulse.
Il y a quelques semaines, Elisabeth Badinter a lancé un appel aux femmes qui portent
volontairement la burqa en France, insistant sur le décalage qui existe entre ces femmes occidentales profitant de leur liberté d'action et les femmes afghannes. Je ne peux que faire le
parallèle avec cette mobilisation de femmes, actrices ou artistes, vis à vis d'un violeur, pédophile de surcroit.
C'est une injure faite aux femmes et aux enfants violés.
Polanski a certes réalisé de grands et beaux films, mais cela n'atténue en rien sa culpabilité.
Suffit-il aux violeurs de réaliser un bon film ou d'écrire un bon bouquin pour être exonérés de leurs crimes ?