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De tout et de rien, des mots, des images, je n'ose pas dire des idées.....

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Chop Shop...

Chop shop, c'est une expression en argot américain qui résume l'action de démonter des voitures volées pour les revendre en pièces détachées.
Nous sommes à Willet's Point, dans le Queens, un quartier de New York. Aussi appelé le Triangle de Fer, c'est une vaste étendue de terrains vagues, de décharges sauvages et de voies non goudronnées, où les seules constructions sont des boutiques et des garages en tôle et où la principale activité est la vente et la réparation de voitures avec des pièces détachées d'occasion. Au milieu de cette espèce de no man's land, travaille une communauté composée de gens d'origines multiples, clandestins pour la plupart. Des adultes, qui organisent leur petit trafic de pièces détachées, mais aussi des gosses, qui servent de rabatteurs afin d'attirer les clients dans leur garage plutôt que dans celui du voisin... Et qui aident à la manutention des pièces en tous genres...
Dominant cet univers de bidonvilles, le Shea Baseball Stadium de New York, qui exhibe ostensiblement ses panneaux publicitaires vantant le rêve américain...


Alejandro, 13 ans, est un des gosses qui bossent là. Il vit dans un recoin du garage de Rob qui l'emploie, avec sa soeur Isamar, 16 ans, qui elle, travaille dans un snack ambulant. Ils travaillent dur tous les deux, mettant de côté dollar après dollar pour s'offrir la camionnette-restaurant de leurs rêves, afin de devenir leurs propres patrons.

A un âge où la plupart des enfants sont à l'école, ils mènent tous deux une vie d'adulte, confrontés à des problèmes de vie et de survie dont ils devraient être protégés.

Ce film, s'il est une fiction a été tourné durant 30 jours à Willet's Point, après qu'Alejandro y ait passé six mois à pratiquer réellement le job qu'il a dans le film. Et tous les autres protagonistes de l'histoire, à l'exception d'Isamar, jouent leur propre rôle. Tant et si bien que les gens pensaient tous que l'équipe de tournage réalisait un documentaire sur Alejandro, et que Rob était prêt à embaucher vraiment le môme !!!

D'ailleurs le film a un petit côté documentaire et il raconte le quotidien, jour après jour, au sein de cette commnauté qui vit à la marge et à l'ombre de la Grosse Pomme. Le mot communauté est d'ailleurs très approprié dans la mesure où s'il y a parfois des tensions, on sent une vraie solidarité entre les hommes et un certain paternalisme vis à vis des enfants qui travaillent avec eux. 
Mais la course d'Alejandro et d'Isamar s'avère sans fin, leur rêve semblant reculer au fur et à mesure qu'ils s'en approchent... Et ce n'est pas demain qu'ils pourront franchir l'autoroute qui les sépare de l'autre partie de New York et qui leur permettra d'accéder à leur idéal... 

Il est dommage que les images soient un peu trop répétitives et un peu trop statiques. Le scénario est aussi relativement simple, voire inexistant, et on attend en vain qu'il se passe quelque chose. Mais curieusement, malgré cet immobilisme, ça fonctionne. Et le film a le mérite de nous faire découvrir un des aspects les plus tristes et les plus honteux de la ville la plus emblématique des Etats Unis d'Amérique. Et Alejandro est terriblement attachant, expressif et émouvant.
Son regard en dit long sur son envie de sortir de cette boue omniprésente...

Chop Shop

Un film de Ramin Bahrani

en ce moment à l'Utopia


 


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B
racontée de cette façon on a envie de voir le film
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H
ca lair pas mal
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